• Stage de Frank Noël : 28 et 29 janvier (Nantes)
  • ATTENTION modification du créneau du Mercredi : 18h30-19h30

ai

Ai : Harmonie

ki

Ki : Energie

do

Do : L'étude

 



P
etite biographie des personnages

qui ont contribués à l'histoire de l'Aïkido...







Maître Sokaku Takeda est né à Aizu, dans l’actuelle préfecture de Fukushima, le 10 octobre 1859. Il était le second d’une famille de quatre enfants. Dans un pays de redoutables samouraïs réputés pour leur dextérité au combat, ceux d’Aizu comptaient parmi les plus féroces. Très tôt dans sa jeunesse, les parents de Sokaku lui ont inculqué une éducation martiale très rude, tandis que son apprentissage de la culture, la lecture et l’écriture étaient totalement négligés (il n’a jamais su lire, ni écrire). Son père, Sokichi Takeda, avait participé à de nombreuses batailles. Il avait étudié la lance de l’école Hozoin, le bâton et le Kenjutsu, mais préférait le sumo. Sokaku a donc appris de son père et de son grand-père la lance, le Bo et le Kenjutsu de l’école Ono Ha Itto Ryu. Lors de la Restauration Meiji de 1868, le clan Aizu a été vaincu, et Sokaku aurait été contraint au suicide rituel (seppuku) en même temps que la Byakko-tai, « l’Armée des fils d’Aizu », s’il avait été plus âgé (il avait alors neuf ans).Après la mort de sa mère, alors qu’il était âgé de treize ans, le jeune Sokaku convainquit son père de le faire entrer en tant qu’élève à domicile chez Kenkichi Sakukibara, de qui il a étudié le Kenjutsu, le Bo, la lance, le tir à l’arc, le kusarigama (faucille munie d’une longue chaîne), le naginata (hallebarde). Il passera ainsi toute sa jeunesse à défier de nombreux maîtres, participer à des combats de rue, cherchant la moindre occasion pour polir sa technique, déjà redoutablement efficace pour un jeune homme de cet âge. Il mène ainsi une vie de Shugyosha, d’étudiant errant. Il reçut également l’enseignement de Maître Momonoi, avec qui il a approfondi son étude de l’escrime. En 1875, Sokaku est contraint de retourner à Aizu pour prendre une charge héréditaire de prêtre ; il suit alors l’enseignement de Saigo Tanomo, maître du Oshiki-uchi, artiste et prêtre Shinto. Les techniques de l’Oshiki-uchi sont restées inconnues de nos jours. Selon certains, il s’agirait de techniques martiales remontant à l’époque de l’empereur Minamoto Yoshimitsu (XIIe siècle). Dès lors, Sokaku commence à enseigner un système qu’il appelle au départ « Yamato », puis « Daito-ryu ». Vers 1888, Sokaku, alors âgé de trente ans, commence à se forger une solide réputation de grand maître d’arts martiaux. Sa petite taille et son aspect frêle ne l’empêchent pas de se défaire aisément de n’importe quel adversaire. Décidé à donner un cours moins marginal à sa vie, Sokaku se marie et bâtit une maison. Malheureusement, sa femme meurt à son deuxième accouchement. Sokaku laisse alors ses enfants chez ses proches parents, et reprend sa vie errante.De 1898 jusqu’à sa rencontre avec Morihei en 1915 en Hokkaido, Sokaku voyageait à travers tout le Japon, vivant des cours particuliers et des séminaires qu’il dispensait. Vers 1911, il est sollicité par la police pour donner des cours aux officiers ; c’est pour cette raison qu’il part en Hokkaido, alors qu’il atteint la cinquantaine.
Sokaku se déplaçait souvent, car sa vie mouvementée lui avait donné l’occasion de se faire de nombreux ennemis ; si bien qu’il vivait en permanence dans une paranoïa excessive et avait toujours une attitude méfiante, même envers ses proches. Lors d’un séjour à Engaru en 1915, Morihei rencontre Sokaku et devient son élève. Cette rencontre marquera définitivement le futur fondateur de l’aïkido, qui apprendra avidement aux côtés de ce Maître époustouflant par sa technique.



         

Le destin de Morihei Ueshiba a été également marqué par sa rencontre avec Onisaburo Deguchi, un homme original qui aura une grande influence spirituelle sur lui. En 1919, Morihei, installé à Hokkaido, prend la route pour rejoindre son père mourant, à Tanabe. C’est en chemin qu’il découvre l’existence de la secte Omoto-kyo et prend contact avec le chef de cette secte, Onisaburo Deguchi. De son vrai nom Kisaburo Ueda. Il naquit en 1871 dans une famille ruinée par le père, qui jouait souvent. Il a donc été élevé par sa grand-mère, une femme cultivée qui avait en particulier étudié le Kototama, notion qui deviendrait plus tard très importante. Il était vif et intelligent.
En 1893, le décé de son père le plongea dans une grande crise spirituelle. Un jour, il fut pris de transe et reçut une « illumination ». A partir de ce moment, il se consacra à la spiritualité et étudia le Chikon-Kishin auprès de Otate Nagasawa. Ses pérégrinations lui permirent de rencontrer Nao (fondatrice de l'Omoto-kyo). Ces deux personnages décidèrent alors d’unifier leurs actions. A la mort de Nao en 1918, Deguchi prit la relève pour diriger la secte. 
C’est de ce curieux mais charismatique personnage que Morihei a hérité sa pratique de la méditation Chikon-Kishin et des Kototama, en plus d’une vision shintoïste très prononcée dans la pratique de l’aïkido et la perception de l’Univers.




 Morihei Ueshiba (1883-1969)          


kishomaruueshiba
 
Kisshomaru Ueshiba (1921-1999) est l’ancien Doshu (Maître de la Voie) de l’Aikido. Né en 1921, il est le troisième fils, et le seul survivant, de Morihei Ueshiba, fondateur de l’Aikido. Diplômé de l’Université de Waseda en 1946, il est nommé par son père directeur technique de l’Aikikai Aikido Hombu Dojo (centre mondial de l’Aikido à Tokyo) en 1948. En 1967 il devient président de la Fondation Aikikai et prend la succession du Fondateur en 1969. Tout à la fois enfant, élève, confident et compagnon d’entraînement du Fondateur, Kisshomaru est aussi le promoteur de l’Aikido d’après-guerre



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